- L’aurore, belle demoiselle lumineuse qui avance ses traits de lumière et éclaire à petits pas le lointain de l’horizon. L’aurore qui m’appelle, doucement, presque tendrement. Je ne saurais résister à cet appel. Je ne saurais lui en vouloir de me tirer de mon sommeil et me sortir de mes rêves. Rêves qui prennent avec Elle, l’espace de la réalité. Sans bruits, autant par respect pour le règne du silence que pour le sommeil de ma compagne, je me lève, un peu comme les chats, en m’étirant pour remettre en marche mon vieux squelette, encore un peu las du labeur de la veille. Quelque peu fastidieux que de me vêtir, la souplesse d’antan me fait défaut et est en passe de n’être plus qu’un beau souvenir. Je ne me plains pas car ce qui passe et est passé est plus que largement remplacé par des sensations nouvelles, plus fines, plus vastes et l’esprit se gave de ces profondeurs de la vie.
- Les chiens, fidèles compagnons, ont dressé l’oreille et attendent avec fébrilité mon arrivée. Premier gestes d’affection, première sortie vers Celle qui m’a fait lever, premiers arômes de la fraîcheur du matin, premières caresses d’une brise qui se peut douce, parfois, mais aussi vive et véloce lorsque son humeur s’assombrit. Les oies aussi attendent avec impatience l’ouverture de leur cage. Sitôt fait, avec force déclamations tonitruantes, elles courent à leur tour vers l’arrivée du jour, pressées de prendre leur petit déjeuner d’herbe tendre. Les chiens, eux, attentifs à l’ordre des événements, ont fait le tour de la « chacra », guettant l’arrivée de leur pitance matinale. Tout ceci étant fait, je peux, enfin, prendre mon petit déjeuner, mesurant doucement l’avancée de Dame Aurore, déguster paisiblement une brioche que me prépare ma compagne, étaler sans restreinte un bon beurre du pays et couvrir ensuite de miel local une tartine déjà bien dodue. J’oubliais, autre tâche essentielle, préparer le petit déjeuner pour ma Mie, à savoir, thé plus « cedron » (feuilles à goût de citron) plus des racines d’une plante qui m’est inconnue mais, paraît-il, qui soigne l’arthrose ! Un peu d’eau bouillie la dessus et, dans quelques dizaines de minutes, ma Dame pourra déguster un « thé » bien infusé.
- A mes pieds, tous mes courtisans, fort intéressés par les reliefs de mon repas, Tatou, la jeune chienne vive et brillante, Upa, le vieux chien grincheux et douillet et enfin Butia, ma chatte caressante et caressée. Et toutes petites occupations matinales toujours dans le même ordre, toujours avec le même tempo. Alors, les charmes de Dame Aurore étant déployés, je peux sortir dans notre patio et me laisser éblouir par son Seigneur, le bien nommé soleil, voir l’horizon s’illuminer de feu, me laisser bercer par le chant des oiseaux qui, à leur manière, et comme moi, saluent le jour naissant. Magie quotidienne, admiration sans bornes, charme garanti, sauf si le ciel fait deuil. De bonnes âmes du bon pays d’Uruguay m’avaient pourtant dit que dans ces lieux, la peine du ciel ne durait jamais, mais alors jamais plus d’un jour ! Nous venons d’essuyer plusieurs fois une semaine de pluie constante et presque équatoriale , joyeusement aérée par des brises plus que soutenue, à « écorner les bœufs » comme diraient nos anciens ! C’est la faute, me dit-on, aux changements climatiques !
- Le temps de me mettre à l’ouvrage est venu, l’estomac bien rempli, réconforté par les bisous de ma Mie à son lever, mon café avalé avec délices. Les occupations ne manquent pas et, selon mon humeur ou encore ma forme du jour, je vaque à ceci, à cela, je commence ce qui me plaît, je finis ce que j’ai engagé quelques jours ou quelques semaines auparavant, je prends mon temps, je respecte le vrai rythme du temps, je musarde parfois… et parfois je ne fais RIEN et ce n’est pas rien car, paraît-il (et je ne citerai pas de noms) bien des passants honnêtes ne peuvent rester sans rien faire ! Quant à moi, je trouve qu’il s’agit là d’une occupation fort intéressante et enrichissante : cela s’appelle la méditation tout comme la noble sieste quotidienne par ailleurs.
- Il est bien fini le temps de l’industrie, des horaires à respecter ; bien loin le cadencement frénétique des jours et parfois des nuits ; au diable les retours d’investissement, la rentabilité, la performance, les indicateurs verts ou rouges ; aux oubliettes les « responsabilités », les réunionnites aiguës, maladies du langage où l’on parle beaucoup pour ne rien dire mais surtout pour se donner de l’importance ; foin des obligations, au large les butées du temps et les objectifs à tenir, las des machineries sensées dispenser du bonheur au petit peuple ; Le Bonheur, quoi ! tout simple, humble, respectueux de tout ce qui vit, admiratif de tout ce qui nous entoure.
- Et une question permanente, lancinante : serait-ce que l’humanité dite moderne se serait trompé de chemin ?…. J’ai quelques éléments de réponse, bien des arguments à avancer, beaucoup d’observations à partager mais qui voudrait les entendre, les écouter vraiment, voir, je dis bien voir, avec moi, la réalité des choses de la vie ? Qui ? je ne vois guère sinon quelques autres fous, comme moi, bercés d’idéalisme, d’éthique, de simplicité !
CG
lundi 20 septembre 2010
dimanche 12 septembre 2010
Churrinche
nous avons vu ce magnifique petit oiseau à plusieurs reprises aujourd'hui, sa couleur rouge est presque fluo! Après avoir pris quelques photos, nous avons cherché son nom dans notre livre d'oiseaux de l'Uruguay et en fait il s'agit d'un Churrinche mâle... la femelle ayant des couleurs plus sobres, disons rose/gris au lieu du rouge éclatant.
Hoy vimos varias veces este precioso pajaro, despues de sacarle fotos, buscamos qué pajaro era en nuestro libro de pajaros del Uruguay. Es un churrinche macho, puesto que tiene ese color rojo casi fluorescente... la hembra tiene colores mas apagados, un color rosado grisaceo en vez de ese rojo impactante.
vendredi 10 septembre 2010
Notre chacra avait un nom, maintenant elle a son panneau
mercredi 8 septembre 2010
A mes Amis, mes Amours, mes Emmerdes…
- L’envie me prend de vous écrire, de vous envoyer ces quelques mots qui tentent, avec maladresse, d’exprimer le fond de mon cœur. De vous dire à toutes et à tous les sentiments qui me titillent.
- Du fond de ma campagne, au sein de cette beauté magique, dans cet immense espace de sérénité et de calme, ou le temps à le temps et laisse toute la place à la méditation, mes pensées prennent du recul, mon horizon s’élargit ( j’en avais bien besoin, me direz-vous !?) et je crois, j’espère, je sens que la vie gagne en fond et en vérité. Et c’est ce fond, cette vérité qui me poussent à cette prose qui est dénuée, je vous l’assure, de fatuité et de vanité.
- J’ai pensé, un instant, mais seulement un seul, que ce besoin de vous dire mon amour étais induit par un peu de nostalgie. Nostalgie !: « état de langueur causé par le regret obsédant du pays natal, du lieu où l’on a longtemps vécu ». J’ai rejeté ce mot qui donne à l’individu une appartenance aux biens matériels et qui pour moi n’a pas de sens. Non !, ce n’est, à l’évidence, pas du tout ce qui motive mon cœur. Mon cœur exprime tout simplement l’amour et le souci que j’ai de vous, de vos personnalités si diverses et donc si riches, de vos traits de caractère qui m’enchantent, de ces « travers » qui m’interpellent, me captent, m’interrogent et m’intéressent. Vous toutes et vous tous qui avez fait ou qui faites mon quotidien et ce depuis plus de soixante belles années.
- Mon âme me dit tout l’attachement que j’ai pour mes trois fruits de la vie, Yann, Fabien et Thierry, tout l’amour profond pour Celle qui m’a donné le jour et pour Celui, outre tombe, qui m’a engendré et que j’ai si peu connu. Je vous aime, vous, Gérard, Bruno, mes copains de bord, mes frères d’une première tranche de vie. Et vous aussi, Jean-Paul, Jean-Noël, Albin, vous êtes chers à mon cœur, vous les compagnons fidèles de mes débuts cahotants d’adulte béotien. Je dis tous mes sentiments amicaux à Hervé, Caro, Corinne, Chantal, Frédéric, Isabelle, Gaby, assortis de toute ma gratitude pour m’avoir réchauffé le cœur. Les paroles de « L’auvergnat » chantent dans ma tête… Bien d’autres ne sont pas oubliés et, sans que, peut-être, ils s’en soient rendu compte (je me dois aussi de le mettre au présent !), ils m’ont donné, me donnent, eux aussi, du bonheur.
- Je ne saurais clôturer cette déclamation sans donner et rendre toutes les grâces aux Roses de ma vie, Christine, Valérie, Yvonne, que je n’ai sans aucun doute pas su aimer à leur juste mesure mais qui me laissent un parfum ineffable en jalonnant ma vie de ces fragrances que l’on oublie pas.
- Un jour, un « parent » ( on ne choisi pas sa famille…), sans doute pour me blesser, m’avait asséné que j’avais peu d’amis, contrairement à « lui », cela s’entend ! En terminant cette « déclaration », je peux me rendre compte à quel point je suis riche, riche de vous toutes et de vous tous. Grand merci !… Je vous prie de ne pas tenir compte de la distance, du temps, de mes silences et je vous assure que rien ne peut entacher l’amour que je vous porte. Vos peines sont miennes de même que vos joies. Vous m’importez !
CG
- Du fond de ma campagne, au sein de cette beauté magique, dans cet immense espace de sérénité et de calme, ou le temps à le temps et laisse toute la place à la méditation, mes pensées prennent du recul, mon horizon s’élargit ( j’en avais bien besoin, me direz-vous !?) et je crois, j’espère, je sens que la vie gagne en fond et en vérité. Et c’est ce fond, cette vérité qui me poussent à cette prose qui est dénuée, je vous l’assure, de fatuité et de vanité.
- J’ai pensé, un instant, mais seulement un seul, que ce besoin de vous dire mon amour étais induit par un peu de nostalgie. Nostalgie !: « état de langueur causé par le regret obsédant du pays natal, du lieu où l’on a longtemps vécu ». J’ai rejeté ce mot qui donne à l’individu une appartenance aux biens matériels et qui pour moi n’a pas de sens. Non !, ce n’est, à l’évidence, pas du tout ce qui motive mon cœur. Mon cœur exprime tout simplement l’amour et le souci que j’ai de vous, de vos personnalités si diverses et donc si riches, de vos traits de caractère qui m’enchantent, de ces « travers » qui m’interpellent, me captent, m’interrogent et m’intéressent. Vous toutes et vous tous qui avez fait ou qui faites mon quotidien et ce depuis plus de soixante belles années.
- Mon âme me dit tout l’attachement que j’ai pour mes trois fruits de la vie, Yann, Fabien et Thierry, tout l’amour profond pour Celle qui m’a donné le jour et pour Celui, outre tombe, qui m’a engendré et que j’ai si peu connu. Je vous aime, vous, Gérard, Bruno, mes copains de bord, mes frères d’une première tranche de vie. Et vous aussi, Jean-Paul, Jean-Noël, Albin, vous êtes chers à mon cœur, vous les compagnons fidèles de mes débuts cahotants d’adulte béotien. Je dis tous mes sentiments amicaux à Hervé, Caro, Corinne, Chantal, Frédéric, Isabelle, Gaby, assortis de toute ma gratitude pour m’avoir réchauffé le cœur. Les paroles de « L’auvergnat » chantent dans ma tête… Bien d’autres ne sont pas oubliés et, sans que, peut-être, ils s’en soient rendu compte (je me dois aussi de le mettre au présent !), ils m’ont donné, me donnent, eux aussi, du bonheur.
- Je ne saurais clôturer cette déclamation sans donner et rendre toutes les grâces aux Roses de ma vie, Christine, Valérie, Yvonne, que je n’ai sans aucun doute pas su aimer à leur juste mesure mais qui me laissent un parfum ineffable en jalonnant ma vie de ces fragrances que l’on oublie pas.
- Un jour, un « parent » ( on ne choisi pas sa famille…), sans doute pour me blesser, m’avait asséné que j’avais peu d’amis, contrairement à « lui », cela s’entend ! En terminant cette « déclaration », je peux me rendre compte à quel point je suis riche, riche de vous toutes et de vous tous. Grand merci !… Je vous prie de ne pas tenir compte de la distance, du temps, de mes silences et je vous assure que rien ne peut entacher l’amour que je vous porte. Vos peines sont miennes de même que vos joies. Vous m’importez !
CG
lundi 6 septembre 2010
Nouvelles découvertes
Hier, en explorant notre "jungle"... nous avons découvert deux magnifiques nefliers, très grands et semble-t-il en bonne santé! Il va falloir encore débroussailler pour leur donner de l'air et de la lumière.
Ayer, explorando nuestra "jungla"... encontramos dos preciosos nisperos, muy grandes y aparentemente en buen estado! Habra que limpiar alrededor para darles aire y luz.
Christian a commencé à débroussailler autour des figuiers... nous en avons trouvé 4 pour l'instant.
Christian empezo a limpiar alrededor de las higueras... encontramos 4 hasta ahora.
Ayer, explorando nuestra "jungla"... encontramos dos preciosos nisperos, muy grandes y aparentemente en buen estado! Habra que limpiar alrededor para darles aire y luz.
Christian a commencé à débroussailler autour des figuiers... nous en avons trouvé 4 pour l'instant.
Christian empezo a limpiar alrededor de las higueras... encontramos 4 hasta ahora.
vendredi 3 septembre 2010
Seuls au monde - incomunicados - totally blocked
This morning we both had doctor appointments in San Carlos, and when we arrived to the bridge of Mataojo stream, we could not cross as it had overflown. Went back to take the other route, but a few km later the Pintado stream had burst its banks! Went back home and changed the appointments for next week... as I did not have the camera, we returned an hour later, the flow was a more calm, and the water was lower, however the pictures talk by themselves.
Ce matin nous avions rendez vous chez des medecins à San Carlos, mais lorsque nous sommes arrivés au pont du ruisseau Mataojo, nous avons dû rebrousser chemin car il avait débordé et le courant était fort... même Christian n'a pas osé traverser! On a essayé de prendre l'autre route, mais quelques kms plus loin, le ruisseau Pintado, débordait également. Nous sommes rentrés à la maison changé les rendez vous et comme nous n'avions pas l'appareil de photo sur nous, nous sommes retournés une heure après, le courant était plus calme et l'eau descendait, mais les photos parlent d'elles mêmes!
mercredi 1 septembre 2010
mini petite cascade devient ruisseau
avec 24 h de pluie soutenue (tempête de Santa Rosa) les très petites cascades dont Bruno se moquait... ont réussi à remplir le futur étang, malgré l'évacuation qui crachait plein pot!
24 h of steady rain transformed the tiny "water falls" in a pretty strong water current which filled the tajamar although it's evacuation was strongly spitting water!
espantara realmente los zorros? - pensez vous que cela fait fuir les renards?
premiers bourgeons - primeros brotes
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